12 Déc La jupe Ambrosia, celle que je ne porterai pas
Il y a les modèles qu’on choisit. Et puis il y a ceux qu’on coud parce que le programme l’exige. La jupe Ambrosia, c’est clairement la deuxième catégorie. Premier modèle imposé de la formation Artesane + Rêve à Soie pour le CAP Couture — et premier pas officiel vers ce nouveau chapitre.
Si vous voulez comprendre pourquoi je prépare le CAP couture, je raconte tout ici — Objectif CAP : Pourquoi j’ai décidé de préparer le CAP couture floue
Ma première étape vers le CAP couture : la jupe Ambrosia

La jupe Ambrosia : une jupe évasée, deux plis creux devant, fermeture éclair invisible au dos, empiècement dessous, finitions impeccables. Tissu prescrit : un coton sergé ou gabardine, bien rigide.
Ce n’est pas mon univers. J’aime les matières qui tombent, qui bougent, qui respirent. Le sergé raide, très peu pour moi. Et la coupe sent bon l’exercice technique — ce qu’elle est, d’ailleurs. Je n’ai pas le droit de modifier le patron, sauf la longueur. Cette jupe n’a jamais eu vocation à entrer dans ma garde-robe.
Mais le programme est le programme. J’ai acheté mon coupon, préparé mon plan de coupe, envoyé le tout pour validation. Une fois le feu vert obtenu, je me suis lancée.
Le sergé : rassurant, mais exigeant
Le sergé est agréable à travailler : il ne glisse pas, marque bien au fer, et donne un sentiment de contrôle bienvenu en début de formation. Son seul défaut : l’épaisseur. Il faut anticiper les surépaisseurs à chaque étape, sans quoi elles s’accumulent là où on ne les attend pas. D’autant plus que celui que j’ai utilisé était plus épais que celui recommandé (177 g/m2)
Autre point : le sergé a tendance à vriller au lavage. Pour mettre au droit, il faut donc mettre les lisières bord à bord, avant de placer les pièces de patrons.
Ce qui m’a vraiment challengée
Le pli central doit être parfaitement jointif. Au millimètre. Avec un tissu rigide, il tient mieux — mais la moindre imperfection se voit immédiatement. Pas de marge.
La fermeture éclair invisible a été posée trois fois avant d’obtenir un résultat satisfaisant. Trois fois. Je suis fière du résultat final.
Le rabattage à la main de l’empiècement, enfin — un travail de patience et de régularité, qui ne supporte ni la précipitation ni l’approximation.



Mes nouvelles compétences
Deux techniques découvertes au passage, et aussitôt adoptées : glacer la fermeture éclair avant la pose pour la stabiliser, et une nouvelle méthode pour insérer une fermeture invisible sans pli ni tension. Vraiment invisible, cette fois.
Toujours pas conquise par les tissus rigides. Encore un peu stressée par le regard du coach, et par la vitesse à laquelle le temps passe. Mais la machine est lancée !


La suite : la robe Yselda. Découvrez comment je l’ai adapté à la morphologie de mon mannequin





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