Objectif CAP : pourquoi j’ai décidé de préparer le CAP Couture Floue

L’idée de passer le CAP couture floue me trottait dans la tête depuis longtemps. Pas par nécessité — je couds depuis mes 15 ans, j’ai mes méthodes, mes projets, mes habitudes. Mais c’est précisément parce que je couds depuis si longtemps en autodidacte que je connais mes lacunes.


Des années à apprendre seule

La couture, je l’ai apprise comme beaucoup : en tentant, en décousant, en recommençant. Des périodes très productives, d’autres plus calmes. Des patrons du commerce qui ne me vont jamais vraiment, qui demandent trop d’ajustements. Une façon de faire qui fonctionne plus ou moins, qui s’est construite sans cadre, sans référence professionnelle.

Être autodidacte développe de la débrouillardise, de l’intuition.. Mais ça laisse aussi des angles morts. Des notions manquantes. Des réflexes qui s’écartent des standards du métier sans qu’on s’en rende compte. Des zones qu’on préfère contourner plutôt qu’affronter.

Je les connaissais, ces zones. Je faisais avec.


Le tournant : une méthode, et une envie de transmettre

Combinaison Myrtille sur-mesure

Il y a quatre ans, j’ai découvert une méthode de patronage à plat qui a changé ma façon de travailler. Elle fonctionne sur tous mes projets, elle me correspond. Pour la première fois, je créais des pièces qui me vont vraiment — sans ajustements interminables, sans compromis.

Depuis, une idée ne me quitte plus : l’enseigner. Accompagner d’autres couturières dans leurs créations. Les aider à transformer leurs envies en pièces adaptées à leur morphologie

C’est là que tout s’est cristallisé. Pour transmettre, il ne suffit pas de savoir faire. Il faut aussi pouvoir nommer ce qu’on fait, le justifier, l’inscrire dans un cadre reconnu. Le CAP couture floue, c’est ce cadre. Pas un diplôme pour travailler en atelier, mais une façon de solidifier mes bases, d’apprendre les standards professionnels, et de me sentir légitime pour former à mon tour.


La formation choisie

J’ai fait confiance à Rêve de Soie et Artesane pour m’accompagner. Une formation de beuf mois — commencée avec deux mois de retard sur le programme officiel (en novembre), avec l’objectif de passer l’examen en juin 2026

Le programme impose des modèles, des matières, des techniques précises. Pas toujours dans mes goûts — je le dis franchement. Mais c’est aussi l’intérêt : sortir de mes habitudes, travailler ce que je n’aurais jamais choisi seule, mesurer mes progrès sur des critères objectifs.


Ce que mon parcours raconte

Au fil des modèles, je partage ici ce que j’apprends, ce qui me challenge, ce qui m’échappe encore. C’est le regard d’une couturière expérimentée qui remet ses certitudes à l’épreuve.

J’ai demandé à une amie si les modèles lui plaisaient et si elle voulait bien être mon mannequin dans cette aventure. Hé oui, si j’ai autant galéré dans le passé, c’est que mes 1.53m ne correspondent pas aux patrons du commerce. Et comme mon amie mesure, elle, 1.64m, j’aurais le plaisir de voir ces vêtements portés !

Jupe ampbrosia - CAP couture floue

La jupe Ambrosia, celle que je ne porterai pas

Une jupe en sergé, avec un empiècement doublé, un pli creux devant et une fermeture éclair invisible au dos

La robe Yselda, celle que j’ai refaite sur-mesure

Une robe en lin, découpe princesse, fermeture invisible sur le coté, une ouverture goutte d’eau dans le dos, des mancherons à même

La robe Eleanora, celle qui fait briller les yeux de mes amies

Une robe en viscose, avec une encolure V, des poches décollées et froncées, des têtes de manches également froncées, et des rubans resserrant les bas de manche

La chemise Adelise, celle qui m’a réconciliée avec les chemisiers

Un chemisier bicolore, des découpe bretelles, un col chemisier, un poignet surpiqué

Top Ismérie

Le top Ismérie, celui qui a échappé au polyester

Un chemisier en satin de coton, avec une patte de boutonnage invisible, une croisure asymétrique, un col officier, des manche raglan avec des revers de manches rapportés

La veste Armélia, celle en 100% laine bouillie

Une veste en laine, avec des découpes princesse décalées, une parementure et des ourlets gansées, un bord d’encolure passepoilé, des manches en 2 parties,

La robe Catalina, celle qui est très classe

Une robe en laine, doublée, avec une découpe originale avec des angles, un zip invisible dans le dos

Le short Jillian, celui que j’ai refait à mes mesures

Un short en jeans, avec des plis devant, des poches italiennes, des poches passepoilées dans le dos, une ceinture haute en 2 parties et une braguette surpiquée

LE BONUS :

La robe Gaby, celle que j’ai ajustée

Une robe bicolore en coton, avec des bretelles croisées dans le dos, un corsage doublé, une ouverture fantaisie devant, avec une jupe ajustée et fendue dans le dos, une ceinture doublée, et une fermeture invisible

Cette robe est le modèle du CAP couture floue de 2017, proposé comme pièce d’étude en fin de formation

A bientôt, pour vous raconter l’examen et son résultat

Swaze

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