La chemise Adelise, celle qui m’a réconciliée avec les chemisiers

La formation Artesane + Rêve à Soi avance petit à petit. Après Eleanora (viscose glissante mais validée), voici Adelise : un chemisier bicolore avec empiècement devant, accents contrastés aux poignets et au col/pied de col, ourlet arrondi bas. Le tissu ? Une jolie popeline de coton fleuri (choisie par mon mannequin préféré, aka mon amie fidèle) associée à un fil à fil bleu marine. Résultat : un chemisier chic, féminin et un peu habillé, parfait pour mixer motifs et uni.

Pour une fois, je n’avais pas prévu de modifier quoi que ce soi, mais une grosse bourde sur les fentes des poignets m’a obligée à rectifier le tir après validation.

col et le pied de col : symétrie et pointes nettes

Le col et le pied de col : le vrai challenge, c’est la symétrie absolue. Les deux côtés doivent avoir le même arrondi, la même longueur de pointe, et des pointes nettes sans arrondir bizarrement. J’ai épinglé, repassé, vérifié… et au final, c’est réussi ! Les pointes sont franchement propres, le pied de col tombe droit, et les deux côtés se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Gros kiff.

La fente de poignet : galère, erreur et solution — la fente indéchirable

Là, c’est le drama du modèle. Des piqures et surpiqûres ultra-proches (1 ou 2 mm du bord), avec parementure à poser parfaitement. Grosse galère pour moi : j’ai par erreur surfiler les parementures à l’envers et je me suis basé sur le sens du surfil pour les monter sur les deux poignets. Une fois la fente coupée et les angles retournés… impossible de rectifier sans tout démonter ou abîmer le tissu. J’ai cousu comme ça pour valider le module (et la coach n’a rien dit de particulier, ouf), mais dès que c’était OK, j’ai tout défait et remplacé par une fente indéchirable. Technique complémentaire apprise en urgence, et franchement, je trouve ça plus joli, plus propre et plus durable. Erreur = opportunité d’apprendre, comme on dit.

La fente indéchirable est une alternative à la fente classique de poignet . Principe : on forme une fente en V très étroit avec une surpiqûre en pointe à l’extrémité, sans parementure séparée. Elle supporte les lavages et les enfilages répétés sans s’abîmer.

Ourlet arrondi en popeline : technique et patience

Pas facile du tout de garder une largeur constante de 1 cm sur toute la longueur sans plis ou gondolages, surtout avec un arrondi. J’ai utilisé beaucoup d’épingles, repassé par sections, et cousu lentement… mais j’ai encore des progrès à faire. Quelques petites ondulations subsistent, rien de dramatique, mais je veux viser le parfait pour la suite.

Les finitions bonus : les boutons

Les boutons ne font pas partie du programme officiel du CAP Couture Flou, mais un chemisier sans boutons, c’est ni fini, ni pratique ! Mon mannequin a choisi des boutons jaunes – un petit pop de couleur qui réveille le bleu marine et le fleuri. J’adore le contraste joyeux. Ça donne une touche personnelle et fun au chemisier.

Faire des boutonnières, c’est un peu stressant. Cela nécessite un pied spécial et il vaut mieux s’exercer sur des chutes avant de se lancer dans la réalisation définitive. Et aussi tester si le bouton passe dans la boutonnière.

Verdict : un chemisier que je referai — à ma taille cette fois

Le résultat est très satisfaisant. Cela faisait du bien de coudre du coton àprès la viscose d’Eleanora. Je pense que je referai ce modèle car c’est une bonne base de chemisier. Bon, je le referai à ma taille évidemment !

Etape suivante ; le top raglan Ismérie

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