15 Avr Le top Ismérie : Celui qui a échappé au polyester
Après le chemisier Adelise, voici Ismérie. C’est le 5ème modèle de la formation Artesane + Rêve à Soie pour le CAP Couture. Le brief officiel : un top élégant en satin de soie ou satin polyester/viscose, avec col officier, parementure de boutonnière dans le biais, surpiqûres précises, et finitions impeccables sur un tissu ultra-glissant.


Pourquoi j’ai choisi le satin de coton plutôt que la soie ou le polyester
Moi ? Fidèle à mes principes : j’adapte le programme et je choisi … du satin de coton, Pourquoi ? Parce que j’aime les matières naturelles. Le satin de coton, je connais bien, Il y a une vingtaine d’années, je travaillais dans un atelier de confection de casaques et pantalons pour jockeys et toutes les pièces étaient réalisées en satin de coton.
C’est un peu plus facile à travailler (moins de glissades infernales, moins de gondolements incontrôlables), donc l’expérience a été globalement plus plaisante. L’inconvénient ? Je n’ai pas vraiment pratiqué avec un tissu hyper glissant comme le polyester ou la soie, ce qui est quand même l’objectif technique du modèle. En espérant que je ne tombe pas sur cette matière le jour de l’examen !
Mon mannequin préféré (toujours la même !) a choisi un joli satin de coton violet profond

Repérer le sens du tissu
Endroit ou envers ? Gros point noir du satin de coton : la différence est minime. Un côté un peu plus brillant, mais à l’œil nu (et sous lumière artificielle), c’est vite confus. Résultat : j’ai monté le col officier sur l’envers la première fois. Démontage express, décousu, refait. La deuxième couture a été plus compliquée : même après un bon repassage, le tissu était plus mou, détendu, et il a fallu batailler pour que le col reprenne une tenue correcte. Leçon retenue : triple vérification du sens avant de piquer quoi que ce soit !
Conseil du jour : Triple vérification du sens avant de piquer quoi que ce soit. »
Patte de boutonnage dans le biais : l’astuce du surfil comme guide
Coudre une patte de boutonnage dans le biais : À travailler avec une extrême précaution. L’astuce qui sauve : un surfil le long des futures pliures. Ça crée un guide parfait, comme un pointillé. Ensuite, on presse – en appuyant, sans déplacer) plutôt que de repasser franchement. Les plis restent net, Le tissu ne gondole pas, ne s’étire pas. Résultat nickel sur ce point.
Surpiqûres précises sur tissu glissant : mesurer, épingler, piquer lentement
Surpiquer la base du col et la patte de boutonnage : J’ai pris beaucoup de temps pour tout mesurer. La base du col reste le passage le plus galère : les épaisseurs s’accumulent (parementure + pied de col + corps), Il y a une petite bosse et et garder les 5 mm demandés est compliqué. J’ai piqué lentement. C’est acceptable, mais pas encore parfait. Une astuce : modifier le réglage de longueur du point (à 4 par exemple) à l’endroit des épaisseurs et le raccourcir ensuite. La surpiqure de la patte boutonnage, bien que stressante, a un meilleure rendu
Ourler le bas du vêtement : sauvée par le surfilage
Pas encore parfait, mais un peu mieux que les fois précédentes. J’ai surfilé avant de faire l’ourlet (pour stabiliser). Avec un tissu qui glisse facilement, ça aide vraiment à limiter les ourlets gondolés.


les revers de manches : encore de la précision
J’ai pris beaucoup plus de temps que d’habitude pour tout vérifier : hauteur du col, longueur des revers de manches, largeur des surpiqûres, symétrie des deux côtés… Les revers de manches sont un point délicat : il faut qu’ils soient régulier (2.5 cm de haut partout) et que tout tombe pareil des deux côtés. J’ai mesuré, épinglé, vérifié … et ça a payé. Les revers sont propres et nets.
Réaliser les boutonnières au bon moment
Les boutonnières ne sont pas demandées au CAP, mais indispensables pour moi). Même si le programme flou ne l’exige pas : j’ai fait les boutonnières au bon moment – avant de monter le col, pour éviter les galères d’accès. En effet, elles sont cachées dans les plis de la patte de boutonnage et sont donc invisibles.. La difficulté pour les faire reste, comme pour Adelise, il est préférable de s’exercer sur des chutes au préalable. Et pour finir, j’ai cousu les boutons assortis.

Bilan : un top élégant — et déjà convoité
Ce top est vraiment chouette et a déjà eu un petit succès avec une amie, qui n’a pas résisté à l’essayer. C’est un top élégant, agréable à porter et bien fini dans l’ensemble. Il me reste encore du travail sur les tissus très glissants, mais je suis fière de ce modèle. Si je le refais, je modifierai un peu la pente d’épaule, qui me parait trop large !
A venir : le module 6, la veste Armélia





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