20 Mai La Robe Gaby, celle que j’ai ajustée
Cette robe Gaby bicolore était le sujet du CAP 2017, proposée en option dans le cadre de la formation Rêve à Soie / Artesane. Elle se distingue par un assemblage sophistiqué de plusieurs bretelles dans le dos, une petite ouverture en triangle sur le devant, et une jupe droite ouverte dans le dos.
Le projet final est prévu en mauve, pour moi — mais faute de temps pour finaliser le patronage, j’ai choisi de réaliser cette robe en pièce d’étude, en coton gris et blanc. Et j’ai travaillé dans les conditions du CAP : 8 h par jour, avec juste les informations du dossier de l’examen (Annales 2017)


Premier jour de CAP blanc : Les bretelles croisées

Première étape : la coupe du papier, le plan de coupe, la coupe du tissu. Et déjà des petits problèmes — plusieurs informations fournies pour cette épreuve s’avèrent erronées, dont notamment une inversion entre le dessus et le dessous de bretelle, source de perte de temps non négligeable.
Viennent ensuite les premières étapes de construction : l’assemblage des bretelles, la préparation de leur entrelaçage, leur fixation au corsage, puis le coulissage du bustier.
Perfectionniste dans l’âme, j’avais remarqué sur les photos de la robe Gaby terminée que les bretelles du dos ne tombaient pas correctement — elles gondolaient, particulièrement celles situées le plus à l’extérieur. J’ai donc pris le temps de réajuster leurs longueurs pour qu’elles tombent parfaitement.
Une décision que je n’aurais pas prise en condition d’examen : le temps perdu est considérable, et dans ce contexte, il s’agit avant tout de suivre les consignes à la lettre. C’est sur cette correction que s’est terminée la première journée. Sur le mannequin, le résultat est satisfaisant.
Deuxième jour de CAP blanc : la fermeture invisible et la fente de la jupe
Je reprends avec la pose de la ceinture sur le bustier, puis l’assemblage de la jupe, fente comprise. Petit moment de stress au moment d’assembler le haut et le bas — mais ouf, j’avais bien cousu le côté droit et sagement laissé le côté gauche ouvert pour la fermeture invisible.
La fameuse fermeture invisible, qui m’a donné du fil à retordre… L’ajustement de la ceinture blanche de chaque côté s’est révélé particulièrement délicat : il m’aura fallu deux heures pour en être satisfaite. Heureusement, ensuite tout s’est enchaîné naturellement : fermeture du côté droit, puis la couture main — rabat de la doublure sur la fermeture éclair, rabat de la doublure de ceinture, ourlet invisible. Un moment presque reposant après tant de concentration !
Au final, la robe Gaby est très chic… sur le mannequin. Dans la réalité, les bretelles ne sont pas adaptées à mon mannequin habituel — ce qui confirme qu’une pièce d’étude a ses limites.

Bilan
Côté matière, bonne surprise : j’ai pu utiliser des tissus que j’avais depuis des années — coton gris, coton blanc cassé — ainsi qu’une fermeture invisible achetée pour un projet jamais réalisé. Rien de gâché !

Et ensuite ? La version mauve
Cette pièce d’étude n’est qu’une première étape. La robe Gaby mérite d’être réalisée dans sa version définitive — à ma taille, avec ma méthode de patronage favorite. Voici le moodboard qui m’inspire pour ce prochain projet…





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