06 Sep Clarinette en triptyque
C’est l’association Mac’Air Zic qui est à l’origine de cette œuvre : un cadeau de mariage pour deux clarinettistes. La demande était claire — représenter leur instrument de cœur. Le format, lui, s’est imposé naturellement : le triptyque, pour rendre justice à la longueur si caractéristique de la clarinette. Et la technique : l’acrylique.
Un instrument tout en contrastes. Le noir profond du corps de la clarinette, l’éclat argenté des touches — et ce dialogue permanent entre le long et le rond, entre la ligne pure de l’instrument et la géométrie précise de ses clés. Un sujet fort, visuellement, mais exigeant.
La clarinette est un instrument d’une complexité remarquable — aussi précise à dessiner qu’à jouer. Chaque touche a sa place, sa forme, son rôle. Il fallait restituer cette rigueur sans perdre la poésie. Je reste dans la continuité de ma série Musique, avec ce même parti pris du zoom sur l’instrument — sans les mains du musicien cette fois, pour laisser toute la place à l’objet lui-même.

C’est la première fois que je travaille en triptyque. Une technique qui demande une vraie préparation en amont : croquis, découpes, ajustements, jusqu’à trouver l’équilibre entre les trois panneaux. Le format long du triptyque accentue naturellement l’élancement de la clarinette, tout en lui donnant une structure, une respiration. Le fond, d’abord neutre, s’est enrichi de motifs ronds et doux — quelques notes de musique glissées ici et là — pour animer l’ensemble et faire écho aux courbes de l’instrument.
L’éclat des touches argentées se détache avec force sur le noir de la clarinette. Le fond, tout en rondeur et en douceur, crée un contrepoint lumineux. Un triptyque qui célèbre à la fois la beauté de l’instrument et la complicité de deux musiciens.
Le MAKING-OFF








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