NEPAL – Vie de village : moulins à eau et mousson

Ce matin, direction le moulin à eau du village — deux sacs de maïs à moudre, comme le font les villageois du Solukhumbu depuis des générations. En fin de journée, la brume recouvre les montagnes et la mousson s’abat sur le village, les gouttes résonnant sur les toits en tôle

Le moulin à eau du village

Les moulins à eau traditionnels du Népal — fonctionnement et savoir-faire

L’eau arrive par un canal en bois, l’amenant d’un peu plus haut vers le moulin en contre bas. Un système de roues horizontales est placé sous le moulin. Le moulin le plus récent fonctionne avec un robinet. Quand il est ouvert, la roue tourne et transmet son mouvement à la meule.

Le fonctionnement du moulin à grains repose sur deux meules : une meule statique et une meule tournante. Le grain est versé dans un réservoir en bois. L’écartement entre les meules détermine la finesse de la mouture. La régularité de l’approvisionnement se fait à la main, tout comme la vérification de la finesse de la farine.

Une fois moulu, la farine est récupérée et transféré dans le sac ayant permis d’apporter les grains. La poussière des grains moulus envahit le moulin, l’air embaumant le maïs fraichement moulu. La farine sera utilisée pour cuisiner de la polenta ou pour faire du raksi, l’alcool local.

Mousson dans le Solukhumbu : quand la pluie s’abat sur le village

Fin de journée : Il est 17 heures. Les nuages bas s’effilochent au contact de la montagne. C’est joli, ces vagues de brumes flottant sur la vallée. Elles enveloppent les collines, laissent apercevoir les cimes de quelques sapins. Et pourtant, elles annoncent une belle pluie de mousson pour cette nuit.

Quelques heures plus tard, la pluie s’abat sur le village, les gouttes d’eau résonnant sur les toits en tôle. Au village, chacun reste bien à l’abri, près du feu dans la cuisine.

Dans la région du Solukhumbu, la période de mousson s’étend de mi juin à mi septembre en général. Elle peut déborder en début ou en fin de période. Les trombes d’eau entraînent des inondations et des coulées de boue parfois dangereuses. La circulation sur les pistes devient glissante et risquée. Les rivières gonflent rapidement et arrachent les berges sur leur passage. Lorsqu’il n’existe pas de pont ou s’il n’est pas terminé, la traversée à gué devient problématique. Il vaut mieux attendre une accalmie.

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